« Profession de la mère ? »

Je ne me suis jamais posée la question de quoi mettre dans cette case « profession de la mère ?  » quand je remplissais des formulaires divers et variés pour les inscriptions des filles.

J’ai toujours travaillé, avant puis après mes grossesses. J’ai toujours dit que je ne m’arrêterai pas « pour » mes enfants…J’ai (j’avais ?) trop besoin de cette épanouissement à l’extérieur de la maison, de ces relations avec les collègues, de cette reconnaissance sociale.

Et puis Pikobébé a été annoncé, j’en ai eu marre des horaires de grande distribution. De cette amplitude horaire qui faisait que souvent je disais bonjour à mes enfants le lundi matin pour ne les revoir que le mardi soir, etc sur le reste de la semaine… Des samedi au boulot et des moments en famille loupés, des invitations pour des week end refusées pour cause de samedi travaillés. Des dimanche à vouloir tout faire, car c’était notre seul jour en famille, et finalement ne rien faire à part se fritter au lieu d’en profiter.

J’adorai mon boulot, mes responsabilités, mon équipe, mon autonomie. J’adorais le contact avec mes clients, mes collègues, cette seconde famille…
J’aimais moins mes derniers patrons, qui m’ont aidés/poussés à trouver le chemin de la sortie, un mal pour un bien…Il était temps de tourner la page, après 12 ans « à fond la forme ».

Plutôt qu’un congé parental, j’ai demandé une rupture conventionnelle à la fin de mon congé maternité. Je ne sais pas si j’ai bien fait, je suis encore pleine de doutes sur ce sujet et sur mon nouveau projet professionnel, mais là n’est pas la question. Et depuis deux semaines, me voila « sans emploi »…(j’ai hâte de rencontrer pôle !)

Hier soir, je me suis donc retrouvée devant un formulaire à remplir pour Melle Pikotine : « Profession de la mère ? »
Vous dire que je ne redoutais pas ce moment serait mentir…J’aimais mon statut « social », mon statut de cadre, la fierté d’écrire ma profession, la fierté de gérer ma vie de famille, ma vie de maman, ma vie de femme active.
Et là j’écris quoi ?
Mère au foyer ? En recherche d’emploi ? En pause professionnelle ? En reconversion ?
Je savais que ce moment viendrais pour la rentrée, je ne l’attendais pas si tôt et je me suis trouvée démunie avec ma feuille et mon stylo.

Le métier de maman au foyer, que je pratique maintenant depuis quelques mois, est sans doute l’un des plus durs. Mais il reste, aux yeux de la société (et des miens je ne le cache pas) peu valorisant et valorisé. Ce n’est pas ce que j’aurai aimé remplir sur le formulaire, « en transition professionnelle » ça passe pas mieux ?


Et puis finalement j’ai noté mère au foyer, parce qu’après tout, cette pause professionnelle je l’ai choisie pour m’occuper de mes trois bambins. Je dois être fière de ce nouveau statut. De ces quelques mois, années où je vais prendre soin de mes enfants.
Je reste persuadée que mon épanouissement personnel et mon équilibre passeront par la reprise d’un travail, en attendant je me donne du temps, j’accueille mes puces à la sortie de l’école (même si elles me réclament la garderie les ingrates !), je peux les emmener à leurs activités extra scolaires, je suis présente pour tous les couchers, je vois grandir Pikobébé comme je n’ai pas eu l’occasion de le faire pour ses sœurs.

Et vous, vous notez quoi dans la case « profession de la mère » ?

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