~Ma non-rentrée de maîtresse~

Pas de nostalgie lundi matin au moment de déposer les filles à l’école. Pas de changement majeurs pour elles cette année.

La grande a été contente de retrouver ses copines et de rentrer dans la cour des grands…c’est pour moi que cela a été plus difficile de me dire que je ne pourrai plus l’accompagner à la porte de sa classe et me résoudre à la laisser grandir…
Melle Pikotine rentre en CP, et je crois qu’elle a hâte de faire des maths, d’écrire, de lire.
Melle Pikotette entre en Moyenne Section et s’intéresse plus ou moins à l’école ! Elle a eu quelques jours d’angoisses à l’approche de la rentrée (fièvre, cauchemars) mais après une journée tout est rentré dans l’ordre. Espérons que cela continue, car aujourd’hui, suite à l’ouverture d’une classe, elle change de classe et de maîtresse !Dans les années à venir, c’est probablement la dernière rentrée de mes enfants que je ferai, parce que lundi dernier j’aurai pu réaliser un rêve, un changement de vie professionnelle en faisant ma première rentrée en tant qu’enseignante.

Je n’ai que très peu parlé ici de cette dernière année, des changements pros qui allaient s’opérer et de ce que je préparais profitant de mon congé maternité.

Pour la faire très courte, suite à mon congé maternité, j’ai quitté mon emploi que j’occupais avec passion depuis presque 12 ans mais qui me bouffait mon quotidien et ma vie de famille.
Profitant de la grossesse et du congé maternité (easy tu vois pour réviser…), j’ai préparé le concours de professeurs des écoles, métier dont je rêvais jeune, que j’avais fortement envisagé au début de mes études. Et puis la vie, les bifurcations ont changé mon parcours professionnel et m’ont emmenés dans un tout autre domaine.

Moi même étonnée d’avoir réussi le concours en juin dernier, j’aurai du faire ma première rentrée lundi. J’aurai dû, j’aurai pu.
Pour maintes raisons qui me sont propres, j’ai choisi de repousser cette rentrée à septembre 2018, pour profiter des filles et de pikobébé. Pour avoir la chance de l’accompagner dans ses premières années, comme je n’ai pas pu le faire pour ses sœurs.

C’est un sacrifice d’abord financier, mais surtout moral pour moi qui ne suis pas faite pour rester à la maison.
Les vacances d’été et cette première semaine m’ont prouvés que cette année aller être éprouvante pour moi.
J’ai cette désagréable sensation de ne pas servir à grand chose, d’être assez inutile et j’ai très peur de tourner en rond et d’en vouloir à mes enfants, alors que c’est un choix que j’ai fait en mon âme et conscience, en notre âme et conscience avec mon conjoint.

J’ai envié mes copines qui faisait leur premières rentrées, qui se jetait dans la grande aventure de l’éducation nationale (ah ah). J’ai hâte aussi de savoir si j’ai fait le bon choix, si cette reconversion est faite pour moi (ou pas) et si je m’épanouirais dans ce nouveau métier.

Alors voilà, j’ai fait ma non-rentrée de maîtresse. J’assume mon choix, même si va me peser, même si l’année va me paraître une éternité. Je vais prendre le positif, accompagner ma grande dans son cp, être la pour ma petite et ne pas surcharger son emploi du temps, et avoir mon petit bout encore un peu pour moi avant qu’il ne rejoigne super nounou l’année prochaine (qui est déjà réservé pour lui !)

Et l’année prochaine, je ferai ma vraie rentrée de nouvelle maîtresse, surement la boule au ventre !

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